Je me suis serré les dents...

Hello les chat'mis. On ne se connaît pas vraiment et pourtant cela fait déjà quelques printemps que je réside au Nid.

Peut-être me connaissez-vous sous le doux nom de Vanille...et je ne sais d'ailleurs pas vraiment pourquoi?! Car en fait j'ai été baptisé Pistache à mon arrivée ici. Depuis, les bipèdes insistent et m'appellent Vanille alors que c'est le nom d'un de mes copains. A bien y réfléchir, c'est peut-être dû au fait qu'on se ressemble vachement tous les deux?

Et pour leur défense, le jour où nous sommes arrivés au Nid, on n'a pas vraiment eu le temps de faire plus ample connaissance avec les humains, on était encore tous sous le choc de ce que nous avions vécu et la seule chose qu'on voulait, c'était pouvoir gambader dehors et profiter enfin de notre liberté!

Je ne rentrerai pas trop dans les détails en ce qui concerne mon lourd passé douloureux...cela sera le sujet d'un autre récit...mais pour que vous compreniez certaines choses, je dois quand même vous dire que je suis né dans une maison avec d'autres copains et copines. Tout aurait pu être merveilleux pour nous, si nous n'étions pas tombés sur une humaine très méchante qui nous a maltraités toute notre vie. Nous vivions dans le noir, dans nos excréments, sans soins et surtout sans amour.

Cette période de ma vie m'a paru durer une éternité mais pourtant je n'étais pas très vieux.

On était clairement tous malades et mal en point lors de notre sauvetage et certains ne s'en sont malheureusement pas sortis...

Parfois cela m'arrive de repenser à eux et cela m'attriste car j'aurais aimé qu'ils puissent profiter de la vie comme nous le faisons à présent.

Coucou! Ch'est moi!

Je suis un chat plutôt timide et on dit aussi souvent de moi que je suis un peu en retrait.

Ok, j'avoue que je n'aime pas me mêler de choses qui ne me regardent pas et me mettre en avant. Je dirais que je suis du genre soumis et fier de l'être!

A côté de ça j'ai un tas de potes et de copines au Nid, certains que je connaissais d'avant et d'autres que j'ai rencontrés ici et qui sont devenus de super amis.

Mais je dois dire que de tous les copains que j'ai jamais eu, il y en a un qui comptait plus que tout...mon ami Oréo.

Lui aussi venait du même endroit effroyable que moi et on était comme les deux doigts de la patte...inséparables! Sauf que mon pote Oréo, il avait bien plus de caractère que moi. Il ne se laissait pas faire et pourtant, tout le monde ici l'appréciait.

J'vous dis pas, on en a fait des choses ensemble! C'était vraiment le meilleur ami du monde!

Ch'est mon meilleur pote...Oréo et moi!

Là vous vous demandez sûrement pourquoi je parle de lui au passé?! Ben c'est parce que mon cher Oréo nous a quittés il y a quelque temps maintenant. Il était vachement malade, une grave maladie que le docminou lui avait découverte. Il avait même été opéré mais ça n'avait pas suffi, la maladie était toujours là et malgré le fait que mon Oréo était un super battant...elle a finalement été plus forte que lui! Foutu cancer! C'est comme ça que le doc a appelé la maladie qu'il avait.

La disparition d'Oréo m'a complètement anéanti. J'avais plus envie de rien...je n'avais plus goût à la vie et je crois que j'étais en pleine dépression féline. Les bipèdes qui s'occupent de nous s'en sont rendu compte aussi et étaient inquiets pour moi. Je le voyais bien mais j'arrivais pas à me ressaisir.

Pourtant j'vous assure, les autres copains ont été vraiment chic et chacun à sa façon tentait de me redonner le sourire et me remonter le moral.

Un matin, je me suis réveillé et je ne sais pour quelle raison, mon petit coeur me faisait moins mal. C'était un beau jour d'été et le soleil se levait. Je sentais sa chaleur sur le bout de mon museau. C'est là que j'ai eu comme un déclic...je me suis dit que mon pote Oréo n'aurait sûrement pas voulu que je reste à me morfondre comme ça. Lui n'avait pas eu la chance de vivre toutes ces belles années, alors je les vivrai pour lui à fond!

Fini la timidité et les angoisses, j'allais mordre la vie à pleines quenottes! Ah ben qu'est-ce que j'avais pas dit! Une fois mes bonnes résolutions prises, je les ai mises en pratique.

La première chose que j'ai faite, c'est de me rapprocher des humains. Après tout, depuis le temps que j'étais ici, ils n'avaient montré aucun signe d'agressivité envers moi...alors pourquoi ne pas leur laisser une chance?!

Je ne vais pas vous mentir, cela m'a coûté beaucoup d'efforts et de courage pour dépasser ma crainte et mes peurs. Après ce que j'avais vécu, je gardais un gros traumatisme.

Mais j'avais envie d'être un tout nouveau Pistache...un Pistache qui a confiance en lui et qui est courageux!

J'ai profité des moments où on nous donnait à manger pour me rapprocher des bipèdes...et vous savez quoi?! Bingo! Ca a carrément bien marché et j'ai pu goûter aux fameuses caresses dont d'autres copains me parlaient sans arrêt. Comme c'est agréable!!

Sérieux, une fois que vous y avez goûté, vous pouvez plus vous en passer, c'est addictif!

J'étais vraiment fier moi-même et je n'allais pas m'arrêter en si bon chemin sauf que...j'ai commencé à avoir mal à mes quenottes. Mais quand je vous dis "mal", le mot est faible.

Je me tapais une de ces rages de dents comme jamais! J'avais déjà eu quelques douleurs par-ci par-là dans la bouche, mais au bout de quelques jours, ça allait déjà mieux et j'oubliais vite. Mais alors là...comment vous dire...c'était juste insupportable.

J'ai bien tenté de trouver un moyen de calmer ces douleurs, mais y avait pas moyen. Les potes m'ont dit qu'il faudrait sûrement que j'aille chez le docminou pour me faire soigner, mais faut pas déconner, je venais tout juste de faire la paix avec les bipèdes...j'me voyais mal débarquer tranquillou chez le docminou sans me faire pipi dessus.

Fichtre, comme j'ai mal aux quenottes! Ouille!!

J'ai donc gardé ma rage de quenottes secrète pendant un temps, mais comme elle ne passait pas, j'avais de plus en plus de mal à manger...et pourtant, croyez-moi, je suis un gros gourmand, même si mon physique élancé ne le fait pas paraître.

Le jour où j'ai commencé à baver, ça a été foutu pour ma pomme. Les humains s'en sont rendu compte de suite et ni une ni deux...pouf, j'étais dans une cage, enfermé malgré moi.

Ouais, ben sauf que moi, Pistache, dans une cage...ben ça fait pas deux!

Dans le passé, j'avais été vraiment traumatisé par ça et du coup j'étais un gros claustrophobe.

A la minute où j'ai senti que j'étais piégé dans cette minuscule cage, j'ai carrément pété un câble!

Je grimpais et hurlais, passais les papattes à travers les barreaux pour tenter de sortir...mais sans succès. Une fois complètement épuisé, j'ai pris mon mal en patience en espérant que cela s'arrête très vite.

Vous pensez peut-être que mon cauchemar se terminait là? Mais que nenni!

Deux dodos plus tard, voilà qu'on me transvasait dans une cage encore plus petite que la première. J'ai cru que j'allais faire une attaque! Heureusement qu'un copain m'avait appris la technique de respiration...vous connaissez? C'est quand vous vous retrouvez dans une situation super stressante ou angoissante et que vous paniquez, ben vous prenez de grandes inspirations et ensuite vous expirez et ça le temps que...soit vous tombez dans les pommes (et comme ça vous êtes tranquilles) ou que vous soyez de nouveau détendus (ou presque).

En plus d'être dans une minuscule petite caisse, on m'a mis dans un de ces engins en métal qui roule! Bon, j'étais pas vraiment surpris, mes chat'mis m'avaient prévenu que pour aller chez le doc fallait que je prenne le taxi.

J'dois dire que le trajet s'est plutôt bien passé, j'avais un peu la tête qui tournait mais ça venait surtout du fait que j'avais trop appliqué la méthode de respiration.

Une fois arrivé à la clinique j'ai vite été amené dans une petite pièce où le doc m'a donné un truc qui m'a mis dans un de ces états...j'voyais des souris roses de partout!

Pendant ce temps elle a regardé dans ma bouche et j'crois que ce n'était pas la joie et aussi elle a fait un tas d'autres examens pour voir si j'avais peut-être d'autres soucis de santé.

J'ai été obligé de rester là-bas un dodo complet...et en plus j'ai même pas eu le droit de manger la moindre petite croquette...tu parles d'un service!

Lorsque je me suis réveillé, j'avais un peu mal dans la bouche et je me suis tout de suite rendu compte qu'il me manquait un paquet de quenottes!

De ce que j'ai cru comprendre, à part mes quelques chicots pourris, tout va bien pour moi.

J'ai donc pu repartir rapidement et rentrer au Nid.

Quel fut mon soulagement de retrouver toute ma bande de potos! Oh là là...j'étais le plus heureux du monde!! Ils m'avaient tous tellement manqué!

Toute cette aventure m'a conforté dans mon choix de me reprendre en main et de profiter pleinement de la vie tant que j'en ai la chance!

Comme on est bien chez soi!

Depuis je suis un tout nouveau Pistache! Je croque la vie à pleines dents...ou tout du moins avec celles qui me restent!

Et ma santé va bien mieux, j'en remercie le doc et aussi les humains qui n'ont pas hésité à faire le nécessaire pour que je me sente mieux.

J'ai encore plus d'appétit qu'avant et plus aucune douleur en bouche...c'est le top!

Puis comme je me sens un tout nouveau moi, je vais continuer à avancer et à profiter de la vie autant que je peux. Elle est belle cette vie au Nid, alors il ne faut pas la gâcher, elle est bien trop courte pour ça!

J'espère que nous aurons peut-être l'occasion de faire connaissance. Cela me ferait rudement plaisir et peut-être que j'aurai même le courage de venir vous faire des câlins...on verra bien!

D'ici là plein de coups de tête et de léchouilles à vous,

Pistache (le nouveau)

Le mot du Nid:

Les soins de notre beau Pistache ont eu un coût important et si vous souhaitez nous aider à y faire face, vous pouvez le faire en faisant un don ici. (Précisez "Don Pistache")

Les frais s'élèvent à 204€.

Merci par avance pour votre aide et votre générosité!

L'équipe Nid'Accueil

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