Je m'appelle Oscar...

March 20, 2018

On m'a demandé de me présenter, mais à vrai dire, je ne sais pas trop quoi vous écrire. De mon passé je ne garde que des mauvais souvenirs...malheureusement comme beaucoup d'autres de mes congénères je suis né errant. Tout petit ma mère m'a appris à me méfier des humains et à me battre pour survivre alors c'est ce que j'ai fait ces deux dernières années. Je dois vous avouer que je n'ai pas toujours été un gentil matou car pour « survivre » dehors il a fallu que je me défende et parfois que j'emploie la force pour pouvoir manger à ma faim et défendre mon territoire.

Je profite d'ailleurs de ces quelques lignes afin de m'excuser sincèrement pour tout le mal que j'ai pu faire aux autres chats de mon ancien quartier...mais bon, vous savez, je n'étais pas encore castré alors poussé par les hormones et la faim, on commet parfois des actes que l'on regrette après.

 

Je n'avais pas non plus vraiment de nom avant, on m'a baptisé Oscar seulement en arrivant au Nid. Dans la rue, les humains m'appelaient plutôt : « fout le camp » ou encore « va voir ailleurs » ou tout simplement « oust là ». Souvent ils essayaient aussi de me mettre un bon coup de pied ou pire...mais je préfère oublier tous ces mauvais moments...ce n'était vraiment pas gai.

 

Ces dernières semaines, avant mon arrivée ici, j'avais beaucoup de mal à trouver de quoi manger avec ce froid glacial. Impossible de m'introduire discrètement chez les humains pour chiper quelques croquettes...tout était bien fermé.

Puis un soir, en cherchant un endroit où me mettre à l'abri pour la nuit, je suis tombé sur un drôle d'engin posé au sol...et vous n'imaginez pas, y avait bel et bien de la nourriture à l'intérieur ! J'avais déjà vu ça ailleurs et je m'en méfiais toujours d'habitude, mais ce soir-là la faim a été plus forte que ma méfiance et je suis entré dedans. Je ne vous fais pas de dessin pour ce qui est de la suite : la chose s'est refermée derrière moi et je me suis retrouvé piégé.

 

Au lever du soleil, des humains sont venus me voir. Je ne vous raconte pas la peur que j'avais, sans pouvoir me sauver pour autant. J'ai bien pensé que mon heure était arrivée et qu'ils allaient faire de moi de la chair à pâtée...

Puis, finalement, je me suis retrouvé dans une voiture (c'est comme ça que les humains appellent les choses qui roulent sur les routes et qui peuvent vous tuer en moins de deux si vous ne faites pas attention quand vous traversez). J'ai tremblé de peur pendant tout le trajet me demandant ce qui allait m'arriver.

 

Arrivé à destination il y avait une drôle d'odeur...de désinfectant et de médicaments...beurk !

J'étais chez ce que les humains appellent le « vétérinaire ». Ben en fait, pour faire court, c'est la personne qui vous coupe les coucougnettes sans sourciller (oui, je sais, ce n'est pas joyeux!) et qui vous fait un joli tatouage dans l'oreille. Je ne sais pas trop si je peux l'apprécier ou pas...mais il paraît que le vétérinaire peut aussi vous soigner quand vous n'êtes pas bien alors je lui pardonne le coup des coucougnettes.

Je ne sais pas trop combien de temps je suis resté là-bas, cela m'a paru une éternité, mais ça a valu le coup, car après on m'a emmené au Nid !

 

C'est comme ça que s'appelle ma nouvelle maison...le Nid ! Et là-bas y a plein de copains et copines qui, comme moi, ont vécu des trucs vraiment pas drôles. On se ressemble et comme on dit si bien : qui se ressemble s'assemble...et c'est vrai, on s'entend super bien !

Au départ, j'avais peur de ne pas me faire accepter, de devoir à nouveau employer la force pour me faire respecter...mais, finalement tout le monde a été très sympa et accueillant avec moi.

Et même les humains ne sont pas méchants. Ils semblent même nous vouloir du bien, nous donnent à manger et vous savez quoi...même du lait ! Et on a à manger autant qu'on veut ! C'est incroyable, comme au paradis ! Les premiers jours je vous raconte même pas tout ce que je me suis mis dans la panse. Un vrai régal !

 

Je me sens vachement mieux depuis que je suis ici et j'espère pouvoir y rester longtemps. J'ai l'impression qu'on m'aime pour ce que je suis et qu'on ne me juge pas. Vous voyez, tout le monde a le droit au bonheur un jour...même un matou des rues comme moi !

 

Je reste encore un peu méfiant des humains mais faut me comprendre, ça fait pas longtemps que j'ai découvert qu'ils pouvaient être gentils...alors si vous venez au Nid, on se verra peut être...mais de loin !

 

Chat'bises à vous et à bientôt,

Oscar (ex-matou des rues)

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